CLANDESTINES

Evoquer l’enfermement à travers la danse c’est de prime abord penser la privation de liberté en termes de mouvement, de latitude d’aller et venir. Et c’est par ce biais là que s’ouvre le premier acte de cette pièce. Mais
l’enfermement d’un individu est loin de n’être que spatial et questionne les notions de libre arbitre, soit la faculté qu’aurait l’être humain de se déterminer librement et par lui seul, à agir et à penser, par opposition au déterminisme ou au fatalisme, qui affirment que la volonté serait déterminée dans chacun de ses actes par des « forces » qui l’y nécessitent.
« Se déterminer à » ou « être déterminé par » illustrent l’enjeu de l’antinomie du destin ou de la « nécessité » d’un côté et du libre arbitre de l’autre. Voici les enjeux que cette pièce tente d’aborder en questionnant les frontières spatiales, mentales ou sociales qui nous habitent, fabriquées par d’autres ou par nous-mêmes et dans lesquelles nous évoluons sans pour autant en avoir toujours conscience